27/01/2011
Haro sur le Médiator,débat sur l'euthanasie
"Haro sur le Médiator responsable de plusieurs centaines de morts, débat parlementaire sur la légalisation de l'euthanasie, la mort quoi ! Notre société ne serait-elle pas un peu schizophrène ? D'un côté nous condamnons les laboratoires Servier qui ont causé tant de décès, de l'autre nous envisagerions froidement que la mort puisse être donnée à certaines prsonnes ? Paradoxal non ?Au sujet de l'euthanasie, nous sommes nombreux à en rejeter le principe. Toutefois, je suis interpelée par la prise de position de la sénatrice du Haut-Rhin Patricia Schillinger qui est infirmière si je me souviens bien. Ce n'est pas la première fois qu'une infirmière s'exprime dans ce sens, certaines ont d'ailleurs été médiatisées. J'en connais personnellement qui m'ont tenu les mêmes propos. Cela impose le respect. Elles savent de quoi elles parlent du fait qu'elles côtoyent les réalités de la souffrance et de la mort. Certains amis qui ont perdu un être cher à l'issue d'agonies monstrueuses m'ont aussi fait part de leur soutien au principe d'euthanasie. On achève bien les chevaux.
Pour ma part, ce que trouverais intéressant, c'est entendre des témoignages de notaires, sur les affaires de succession, sur le Pépé ou la Mamema, dont on attend la mort depuis de longues années pour qu'enfin arrive l'héritage. Car c'est une tentation pour les héritiers rapaces ou fauchés de convaincre le grand-père cachectique d' abréger ses souffrances, par sa propre volonté bien sûr... puis de pouvoir mettre la main sur ses biens. Ces comportements ne relèvent hélas pas de la fiction, et les faciliter est une perspective qui glace le sang.
Un vrai débat, étoffé de cas concrets, tout en étant respectueux du secret professionnel des uns et des autres mais reflétant tous les aspects de la question même les plus sordides, permettrait une réelle avancée sur cette question de l'euthanasie. Amoureuse de la vie, chrétienne convaincue et confrontée il y a peu à la perte d'un être chéri, je déteste même ce mot. Mais nos tripes ne doivent pas nous commander et l'écoute de tous les acteurs dans le cadre d'un grand débat pourquoi pas médiatisé s'impose."
Pascale Jurdant Pfeiffer
21:14 Publié dans Billet d'Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) |
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